La parentalité bienveillante : par où commencer ?

Si tu es arrivé(e) à un point où tu as l’impression de salir la relation avec tes enfants, de creuser un fossé entre vous ; écoute tes ressentis et lance-toi dans cette riche aventure de la parentalité bienveillante.

Tu es prêt(e) à partir à la redécouverte de tes enfants ?
Tu as envie de voir ta vie de famille transformée et épanouie comme jamais ?

Je veux te rassurer avant de commencer

Ce défi te demandera beaucoup d’efforts, de l’humilité, et de la patience ; mais cela en vaut tellement la peine.

Au début quand j’essayais de mettre en place de nouvelles techniques j’avais l’impression de jouer une mauvaise pièce de théâtre.
Je n’étais pas naturelle, je butais sur les mots, rien ne venait spontanément.
Et rapidement cela se met en place, on voit les effets très vite et ça motive à continuer et à s’améliorer.

Dis-toi que tout le monde passe par ce sentiment de confusion au début, le temps de t’habituer à voir les situations sous un autre angle.

J’ai vraiment à cœur de te rassurer sur tes capacités.
Si tu sais pourquoi tu fais ça, tu passeras cette étape désagréable avec confiance et détermination.

Nous agissons par réflexes

Tu as remarqué que face à nos enfants nous réagissons sans réfléchir.
Les réprimandes, conseils, leçons de morale fusent naturellement et nous ne réfléchissons jamais à leur sens ou à leurs conséquences.

Mais faire la révolution du jour au lendemain est la pire des solutions car on ne tient jamais dans la durée.
Je te conseille à la place d’utiliser la technique des petits pas : un tout petit changement que l’on s’approprie et qui devient naturel, et ensuite on passe à un autre tout petit changement.

Ça y est, je me lance

1 – Et si je m’observais un peu ? 

Donne-toi un délai raisonnable pour t’observer (1 semaine, 1 mois).
Mets un pense-bête sur ton frigo pour rester focus.

Quel ton tu emploies, comment tu les écoutes, comment tu leur réponds, ta manière de leur donner ordres et consignes…
Mets-toi à leur place et imagine que c’est à toi que l’on parle…

Et en même temps tu observes leurs réactions, leur attitude corporelle quand tu t’adresses à eux, ce qu’ils te disent, s’ils soupirent…
Observe le fameux  » action/réaction  » et tu auras beaucoup d’informations sur ce qui doit évoluer. 

Et considère-toi comme en chantier, donc pardonne tes écarts ou tes manques de réaction car tu ne maitrises pas encore ces nouveaux mécanismes.

2 – J’arrête de mettre en doute sa parole

Eh oui, on ne se rend pas compte que l’on passe notre temps à nier leurs sentiments.

Alors change ton regard et prend ton enfant au sérieux à 100 % du temps. Empêche-toi de minimiser ou dévaloriser ce qu’il dit.
On est tous différents, avec des perceptions, des compréhensions et des ressentis différents.

Écoute-le vraiment, découvre-le comme si tu ne le connaissais pas : son avis compte, surtout quand il s’agit de lui-même, de ses habits, de son appétit, de ses goûts, de ses sentiments.

Une situation classique : ton enfant se réveille le matin pour aller à l’école et il te dit
« Maman/Papa je suis fatigué ».
La réponse réflexe est du genre :   » Mais non, tu vas voir ça va aller mieux dans 2 minutes, va prendre ton petit dej, dépêche-toi ».

L’enfant ne se sent pas du tout entendu, soutenu.
Il se sent seul dans son mal être et peut facilement se buter.

Alors qu’en répondant par exemple par :  » Tu te sens très fatigué ce matin, tu aurais bien voulu rester au chaud dans ton lit plus longtemps.
Je comprends, parfois on aimerait rester au lit toute la vie (amener de l’humour).
Je te propose un gros câlin pour t’aider à te réveiller en douceur. »

Puis tu continues à préparer tes enfants pour être à l’heure à l’école.

Ce tout petit changement, pratiqué à chaque « blocage » de l’enfant, te feras gagner un temps incroyable, et ton enfant se sentira compris et soutenu.
Il sera alors beaucoup plus partant pour faire les choses.

3 – Tu n’es pas une machine de guerre

Tes enfants sont capables d’entendre que tu aimerais toi aussi glander devant la télé en rentrant du boulot mais que tu as le repas à préparer, les devoirs à gérer…

Sans les culpabiliser, mais simplement leur expliquer pourquoi tu n’as pas de patience ce soir.
Et tu seras parfois étonné(e) de recevoir de l’aide sans l’avoir demandée car tes enfants auront été sensibles aux sentiments que tu leur auras exprimés sincèrement.
Si tu te mets à les écouter ils feront de même avec toi.

4 – Avoue tes faiblesses

« Tu vois, j’essaie de ne pas crier mais parfois quand je suis fatigué(e), que j’ai plein de choses à faire, je perds patience.
Je suis désolé(e) de t’avoir crié dessus comme ça, on va continuer à faire des efforts ensemble et on va progresser ».
C’est un bel exemple d’imperfection puisque non, on ne pourra jamais être parfait (même si j’en rêêêve !).

Et nos enfants ont besoin de nous démystifier.
Leurs parents font des erreurs, sont parfois injustes.

Ce qui compte est l’ambiance générale, l’intention que tu mets dans ton éducation. Les enfants perçoivent cela et peuvent passer au-dessus de tes pétages de plomb, si tu ne les justifie pas par « Tu l’as bien cherché aussi ! » (ce qui revient à culpabiliser l’autre pour ta propre réaction incontrôlée).

Rappelle-toi que tu as la main sur tes réactions, même si cela demande beaucoup d’efforts.

Tu peux être fier(e) de toi

Décider de transformer ta façon de te comporter avec tes enfants est un beau défi.

Remettre en question ce que toute une société et des générations valorisent et recommandent, ça demande du courage et de la conviction.

Eléonore

Viens en parler avec nous lors d’un atelier des groupes OZ
ou d’un espace de parole sur ce thème

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